• Village de Monsempron (Lot et Garonne)

     

    Au centre du Fumélois, à l’endroit où la vallée Préhistorique de la Lémance donne sur la large vallée fertile du Lot, se dresse la majestueuse sentinelle qu’est la tour carrée de l’église de Monsempron. D’où que l’on vienne cette église, qui est l’une des plus belles et des plus intéressantes de la région, détache dans le ciel ses vingt siècles d’histoire.

    L’origine de MONSEMPRON remonte aux romains (Mons Sempronius). Elle est, semble-t-il, due à l’un des lieutenants de César. Elle fut détruite par les Normands en 853.

    Vers 1130, Saint Géraud d’Aurillac aurait fait construire une abbaye sur les ruines de l’ancienne ville et fait restaurer l’ancienne église. […]

    Sur un manuscrit, daté de 1817, mais non signé, on peut lire : « l’édifice est surmonté d’une voûte, soutenue par six colonnes, dont les chapiteaux sculptés représentent les attributs de Cybèle, déesse de la Terre. Ce sont des tours, des quadrupèdes, des reptiles, des oiseaux de différentes espèces. On doit remarquer surtout une pierre emmaillotée sous la forme d’un enfant rappelant le stratagème employé par la Déesse pour soustraire Jupiter à la voracité de son père. »

    On peut supposer que Monsempron était déjà une ville entourée de remparts, lorsque les Normands s’en emparèrent et la détruisirent, en 853, ainsi que le temple primitif dont il ne soit demeuré que quelques assises.

    La partie importante la plus ancienne de l’église actuelle remonte au XIIe siècle mais cette église qui a été remaniée si souvent , laisse penser que la ville de Monsempron, malgré ses murailles a dû être prise et reprise bien des fois.

    L’appareillement des pierres de la façade, pour peu qu’on y prête attention, montre bien que cette seule partie du temple a été démolie puis rebâtie quatre à cinq fois. A en juger par les restes de murailles que l’on retrouve un peu partout et sa tour de guet, Monsempron a dû être, durant tout le Moyen-Age, une ville fortifiée, une sorte de petite bastide.

    Si l’église passionne toujours les historiens, le prieuré, qui lui est imbriqué, apporte la preuve de la présence, quasi permanente, à Monsempron d’une vie monastique. Il était occupé par des Bénédictins de Cluny.

    En outre, une école confessionnelle a longtemps existé tout à côté de cette église et de son prieuré.

    J.LOMERO (Fumel et ses environs)

     


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    "Tu penseras aux Italiennes, qui sont bien plus belles que moi..." 

    "Je l'aimerai quand j'serai mort, si c'est permis aux trépassés"


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    A Saint Amand de Coly sur les pas de François Augiéras

     

    « Le village atteint, un arrêt s’impose tant la puissance du clocher-donjon est inattendue dans ce vallon paisible. Longtemps l’œil ne voit que lui. Dans son ombre, une dizaine de maisons bien enchevêtrées, bien vieilles, toits de lauses, pigeonnier blanchi à la chaux, pierres dorées aux angles adoucis, bouts de charpente, vieux bois usés, comme chenus. » 

    Paul Placet extrait de "François Augiéras, un barbare en Occident" page 10 Editions La Diférence

     

    A Saint Amand de Coly sur les pas de François Augiéras

     

    « Un temps de silence, nos regards se portent vers l’église. C’est vrai qu’elle est belle, dans ses pierres appareillées avec un soin quasi d’enfant, chacune avec ses angles usés, adoucis par le temps qui est passé sur elle. Sereine lumineuse, hermétique, étrange. La vue sur l’édifice, d’où nous sommes, est en partie masquée par les restes d’un rempart, mais le clocher-mur, d’un seul jet, s’envole littéralement, émerge, grimpe vers le ciel. Une immense arcature évide la base, accentue l’impression de transparence de la ligne, l’aisance à s’élever. »

    Paul Placet extrait de "François Augiéras, un barbare en Occident" page 12

     

     

     


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  • Agen (Lot et Garonne)

     

    Agen (Lot et Garonne)

     

    Le Pont-canal d'Agen (Lot et Garonne) est le deuxième plus long de France (580m), édifié en pierres de taille de 1839 à 1843. A 10m au-dessus de la Garonne, la ville s'offre ici dans un superbe panorama. On peut y observer un système de quatre écluses automatiques assurant un dénivelé total de 12,5m. Au fil des pas, la video ci-dessous nous emmène dans la ville rénovée... 

     


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