• Azzurro

     

    "Azzurro, l'après-midi est trop bleu et trop long pour moi,

    Je me sens bien vide sans toi...

    et alors, moi, je suis à deux doigts de prendre le train et je viens...

    je viens vers toi !" 

     


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    "Per accompagnarti"

    Rencontre.

     

    Ces dures collines qui ont fait mon corps

    Et qui le secouent à tant de souvenirs, elles m'ont révélé le prodige...

    Elle ne sait pas que je la vis et je ne peux pas la comprendre.

     

    Je l'ai rencontrée, un soir : une tache plus claire

    Sous les étoiles ambiguës, dans la brume d'été.

    C'était autour du souffle de ces collines.

    Au profond de l'ombre, et tout à coup résonna,

    Comme sortie de ces collines, une voix plus nette

    Et âpre, à la fois, une voix de temps perdus.

     

    Parfois je la vois, et elle me voit devant elle,

    Définie, immuable, comme un souvenir.

    Je n'ai jamais pu la saisir : sa réalité

    A chaque fois m'échappe et m'emmène loin.

    Si elle est belle, je ne sais pas. Parmi les femmes elle semble bien jeune :

    Ça m'étonne, elle me rappelle, un souvenir lointain

    De l'enfance vécue entre ces collines,

    Elle est jeune. C'est comme le matin. Il y a dans ses yeux

    Tous les cieux éloignés de ces matins distants.

    Et dans ses yeux l'éblouissement de la belle lumière 

    Qu'il n'y ait jamais eu à l'aube sur ces collines.

     

    Je l'ai créée du fond de toutes les choses

    Qui me sont plus chères, et je n'arrive pas à la comprendre.

     

    Cesare Pavese

     

    photographies de Katia Chausheva ©

     

     


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    Elle était belle, douce, elle a pris des coups trop rudes... elle est partie, sans tapage médiatique... 

     


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