•  

     

    Paco Ibañez chante un poème de Pablo Neruda, sur des photographies de Katia Chausheva ©

     

    "Ciel d'un navire. Champ des collines.

    Ton souvenir est de lumière, de fumée, d'étang calme !

    Au delà de tes yeux, les crépuscules ont brûlé.

    Feuilles sèches de l'automne ont tourné dans ton âme."

     

     

    Un grand merci à Katia Chausheva 


    4 commentaires
  •  

     

     

    La voix grave et veloutée de Paco Ibañez chante en langue basque le magnifique poème de Cesare Pavese, sur des notes douces et mélancoliques.

    Parce que j’aime les mots, et que bien avant d’en comprendre le sens on peut goûter la grâce musicale d’un idiome étranger, j’ai voulu vous faire partager ce chant de Paco, si doux, doux comme la mort « le doux penthotal de l’esprit et des sens » selon Léo Ferré. 

    Parce que tout amour véritable est voué à la mort d’une façon ou d’une autre (par l’incompréhension de l’autre, par son mutisme, l’éloignement, la rupture, la divergence, la séparation en général) le poème de Pavese résonne singulièrement en regard des portraits fantomatiques des muses d’Antonio Palmerini, on retrouve d’ailleurs les thèmes de Pavese dans les photos de Palmerini : les yeux, le miroir, le mutisme, le gouffre du mal-être... 

     

    « La mort a pour tous un regard / La mort viendra et elle aura tes yeux. / Ce sera comme cesser un vice, /

    comme voir resurgir au miroir un visage défunt, / comme écouter des lèvres closes. /

    Nous descendrons dans le gouffre, muets. » 

     

     

     

    Cesare Pavese "la mort viendra et elle aura tes yeux"


    8 commentaires
  • Mondes subtils...

     

    "...Mais j'aime les mondes subtils,

    Aériens et délicats

    Comme des bulles de savons.

    J'aime les voir s'envoler,

    Se colorer de soleil et de pourpre,

    Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,

    Puis éclater."

    Antonio Machado

     


    8 commentaires
  •  

    Lorca

     

    C’est l’histoire d’une photo, une autre photo semblable à celle-ci, trouvée chez un bouquiniste entre les pages d’un vieux, très vieux livre…

    Federico, très beau évidemment, fixe l’objectif…

    Ses yeux velours disent une passion pour le photographe…

    Sa main a dédicacé au dos de la photo : «Te quiero. Federico »

    « Je t’aime, je te veux. Federico »

     

    Comme le vert, comme le vent, comme le souvenir qui ne passe pas, « te quiero »…  

    moi aussi... toujours...

    eva


    9 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique