• Mondes subtils...

     

    "...Mais j'aime les mondes subtils,

    Aériens et délicats

    Comme des bulles de savons.

    J'aime les voir s'envoler,

    Se colorer de soleil et de pourpre,

    Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,

    Puis éclater."

    Antonio Machado

     


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  •  

    Lorca

     

    C’est l’histoire d’une photo, une autre photo semblable à celle-ci, trouvée chez un bouquiniste entre les pages d’un vieux, très vieux livre…

    Federico, très beau évidemment, fixe l’objectif…

    Ses yeux velours disent une passion pour le photographe…

    Sa main a dédicacé au dos de la photo : «Te quiero. Federico »

    « Je t’aime, je te veux. Federico »

     

    Comme le vert, comme le vent, comme le souvenir qui ne passe pas, « te quiero »…  

    moi aussi... toujours...

    eva


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  • Elsa et Aragon, du mythe à la réalité...

     

    Les poèmes d’amour à Elsa par Aragon restent parmi les plus beaux qui aient été jamais écrits. Parmi les plus beaux, mais aussi les plus connus, parce que les plus chantés. Cette poésie a contribué à forger le mythe du couple Aragon-Triolet. Cependant, ainsi que l’écrivait le poète « Il n’y a pas d’amour heureux », et à y regarder de plus près, si elle fut son amour, sa muse et son épouse, son compagnon de route, de lutte, de résistance, elle ne vécut pas un amour heureux : après 35ans de vie commune, elle lui écrit une lettre bouleversante dont voici un extrait :

     

    « La solitude n'est pas le grand thème de mes livres, elle l'est - de ma vie. J'y suis habituée, je m'y plais après tout. A l'heure qu'il est, le contraire me dérangerait. Ce que je veux ? Rien. Le dire. Que tu t'en rendes compte. Mais j'ai déjà essayé, je sais que c'est impossible. Et si tu me dis encore une fois combien juste maintenant tu tiens tout à bout de bras - je casse tout dans la maison ! Je ne mendie pas, rien, ni ton temps, ni ton assistance, ce que je ne supporte pas c'est la manière dont tu te tiens sur la défensive, les barbelés et les fossés. Ma peine te dérange, il ne faut pas que j'aie mal, juste quand tu as tant à faire. Moi aussi je prends sur moi, et même je ne fais que cela. A en éclater, à sauter au plafond. Même ma mort, c'est à toi que cela arriverait."  

     

    Dans la video de l’INA que j’ai choisie, on remarquera qu’Elsa ne quitte pas Aragon des yeux (les yeux d’Elsa, pleins d’amour et d’admiration) contrairement à lui qui n’est occupé qu’à la présentation pérorante  de son ouvrage. Le ton est prétentieux, hautain, désagréable, alors que celui d’Elsa est modeste et naturel. Ces deux documents tendent à montrer qu’Elsa était surtout pour Aragon, un précieux faire-valoir, une femme intelligente, brillante et talentueuse dont le regard amoureux et fervent posé sur lui le confortait dans son ego, son estime de soi. Triste constat ! Un accroc à la légende…

     

     

     on peut lire l'intégralité de la lettre d'Elsa ici

     


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  • Toutes les mers...

     

    "Tu es plaisir, avec chaque vague séparée de ses suivantes. Enfin, toutes à la fois chargent. C'est la mer qui se fonde, qui s'invente. Tu es plaisir, corail de spasmes." (René Char, Lettera amorosa)

     

     

    Répons d’eva au poète :

     

    Galets polis où vient mourir l'amer, ou sables d'or à la lisière impaire,

     Mer d'opale ou mer turquoise, toutes les mers sont Toi :

     Tes yeux, ton front, ta voix, la caresse de tes doigts...

     Sous la neige ou sous le soleil, il me reste si peu de temps,

     Pour faire un collier de mes mots et faire taire tous mes regrets…

     Si peu de temps, si peu de temps...

     


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